Territoire-travail, 2019

Images premier plan: Archival Pigment Print, Contrecollé sur Dibond, 100x150 cm,
Images de fond: Papier peint, taille variable

 

Lauréat de la 2ème édition : Les Regards du Grand Paris,
commande photographique nationale, Ateliers Médicis et Centre national des arts plastiques.
Avec la collaboration de l'Afpa et son projet HOPE

 

Le projet « Territoire-Travail », interroge le processus de formation professionnelle des réfugiés dans le territoire du Grand Paris. Le projet a été développé avec l’aide de l’AFPA et du projet HOPE.

En raison de l’incompatibilité de leur métier, d’un besoin d’apprentissage de la langue ou des problèmes de statut et de droit au travail, les réfugiés peuvent être amenés à une “réorientation professionnelle” en potentiel décalage avec leur métier d’origine.
Le travail est l’un des piliers de l’intégration, mais ce processus peut être très difficile à mettre en œuvre à cause des barrières linguistiques et des différentes procédures administratives.

Territoire-Travail est constitué principalement d’«assemblages photographiques». Ces assemblages constituent un nouvel espace photographique créé par l’intersection entre les images des espaces où les participants sont logés et formés, et les images de mises en scène construites en concertation entre les participants et l’artiste.

Ces deux types d’images ont une esthétique différente. Les images du fond (des photographies d’espaces) fonctionnent comme une sorte de papier peint, moins contrastées que les photographies de mises en scène. Elles sont le résultat des repérages et des déambulations de l’artiste dans les lieux de formation situés dans des territoires périphériques isolés en termes de distance et de moyen de transport de la vie parisienne.

Les photographies des mises en scènes (posées sur les images d’espaces), mettent en évidence la complexité des gestes réalisés par les personnes venues du monde entier en regard de leur tentative d’adaptation. Ces actions sont des constructions réalisées en concertation entre l’artiste et les participants, où chaque personne performe dans le vide les gestes de son ancien métier. Se crée ainsi une intersection Territoire-Travail qui questionne les décalages et les adaptations de vie propres à l’exil.

Pendant plusieurs mois l’artiste a aussi mené un atelier de création photographique où les participants ont produit des images d’exploration du territoire où se déroule leur formation. Ces ateliers ont eu un écho avec les images de repérage réalisées dans le même territoire par l’artiste.